Quelque chose de commun…

Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun… Quelque chose de commun…

Propos

L'individu se construit avec le groupe. Dans le groupe, il cherche à se définir, à briller, à aimer. Il se confronte à l'autre, jalouse l'autre, désespère, rit, s'énerve, fait le beau, se sent entouré et fort, écoute, rêve, a confiance, soutient, s'affirme, se surprend, s'effondre, s'essouffle, vit, Existe.
Et de tout cela son corps en garde la mémoire.

Sur scène, un ensemble de 7 amis décident de se donner rendez-vous sur le lieu qui serait celui de leur première rencontre – le bac à sable – pour questionner l'essence de ce qu'ils partagent, ce qui les lie, ce qu'ils ont en commun. Ils souhaitent mettre à plat leur relation, veulent se regarder à nouveau avec un regard neuf, vivant.

Cette fiction devient une étude comportementale sur les systèmes spontanés qui s'établissent au sein de toute communauté. Les comédiens explorent les retranchements des caractères génériques à travers des identités fortes stéréotypées.
Parlent-ils d'eux ?… de nous, ou de vous ?

L'Équipe

Textes :
Écriture collective
Mise en scène/scénographie :
Juliette Peytavin
Chorégraphies :
Juliette Peytavin
Chorégraphie collective
Regard extérieur :
Gildas Milin
Assistant scénographie :
Yoan Claveau de Lima
Comédiens/ Danseurs :
Manon Allouch
Louise Belmas
Julie Collomb
Benjamin Farfallini
Maxime Mikolajczak
Romane Peytavin
Issam Rachyq-Ahrad / Antoine Formica
Création lumière :
Yoan Claveau de Lima
Régisseur lumière :
César Godegroy
Création sonore :
Guilhem Delhomme
Régisseur Son :
Marco Benigno

L'Espace

Les acteurs évoluent sur un sol ensablé comme échos au bac à sable de notre enfance. Celui-ci garde l'empreinte des mouvements, la mémoire d'un vécu. Les 7 interprètes progressent sur scène dans un univers sonore crée live par Guilhem Delhomme en régie.

L'intention

Un projet en mouvement

Au départ ils étaient dix. Dix élèves-acteurs de l'Ecole Régionale d'Acteur de Cannes (ERAC), menés par une onzième (Juliette Peytavin), profitant du cadre confortable de l'Ecole Supérieure pour créer quelque chose (…de Commun).

L'Aventure commence donc à Marseille en Octobre 2009, dans les locaux de la Friche de la Belle de Mai. Ici la fiction s'amorce. A mesure que le projet prend forme, apparaissent la volonté, l'envie, la nécessité de poursuivre le processus au-delà de l'Ecole. Un an et demi plus tard, en juin 2011, se retrouvent 9 des 10 acteurs présents à la Création, rejoints par 8 comparses : danseurs, acteurs, chanteurs, architectes, créateur de son électronique.

Le spectacle développe son identité, et décision est prise par la metteur en scène non seulement de doubler les rôles, mais encore de proposer une distribution aléatoire, tirée au sort chaque soir. Idéalement servi par cette forme hybride, le propos du spectacle s'affine, au fil des lieux de répétitions et de représentations traversés par la troupe (Théâtre des 13 Vents à Montpellier, La Loge à Paris, JTN, Théâtre Ouvert).

Puis, la Nivatyep Compagnie, confrontée aux diverses difficultés que présente une distribution aussi large, se soumet à l'évidence ; une distribution fixe s'impose. Aujourd'hui, « Quelque chose de commun… » est un spectacle composé de 7 interprètes, riche des multiples modulations survenues au gré de son histoire.

Juliette Peytavin et l'origine de « Quelque chose de commun… »

Formée en danse et théâtre, Juliette Peytavin se nourrit d'artistes comme Pina Bausch, Koen Augutjinen, Christophe Marthaler. Ces artistes qui dépassent l'idée de « genre artistiques », et qui s'expriment au travers de ces multiples médias qui nous entourent aujourd'hui sans soucis de classification.

A l'ERAC, élève pendant 3 années au sein d'un groupe imposé. Juliette s'est interrogée sur les variations des rapports qu'entretien un individu avec son entourage social, considérant le comportement et l'image renvoyée de soi comme évolutifs.
La notion de définition individuelle structure ce premier projet.

Suis-je maître de ce que l'autre perçoit de moi ? Que veut dire être soi ? Qu'est ce que veux que l'on voit de moi ? Suis-je uniquement ce qu'ils décident que je sois ? Qu'a t-on en commun ?

Au travers de ces questions elle construit un cadre fictionnel sur une histoire de groupe. Elle démarre par un déroulé de pièce. Des images, des envies, des indications de jeu : Présentation / se remplir de sable / Ligne diagonale / Eparpillement sable / Changement de costume.

Ce cadre pré écrit constitue des contraintes pour les interprètes : chacun doit prendre en charge un trait de personnalité prédéfinie. Ces traits, devront devenir leur impulsion pour créer au mieux leur rôles : Optimiste, Conflit, Questionnement…

7 règles pour construire 7 personnalités.

L'acteur s'investi alors pour nourrir ce canevas de règles par son imaginaire, sa propre sensibilité, ces propres techniques. A eux d'y trouver la complexité, la finesse de ce qu'évoque en un premier temps ces « traits de caractère ».
A eux de décider ce qu'ils veulent donner à voir.

Le principe étant qu'ils ne soient pas conditionnés par ces partitions, tout au long du spectacle ces caractéristiques se nuancent, et déteignent les unes sur les autres. Tous sont poreux et pas si définissable qu'on pourrait l'imaginer.

Chaque spectateur est invité à s'identifier à ces personnages fort, à leur créer librement un passé, un futur.
Une chose est sûre, dans la salle de « Quelque chose de commun… » nous partageons un instant commun, mais le sens est ouvert d'une manière qu'il y est autant d'interprétations que de spectateurs différents.

Revue de presse

…Retrouver cette atmosphère du temps de l'apprentissage et des maîtres dont il faut apprendre, aussi, à se défaire. Retrouver le temps de l'insouciance, celui de tous les possibles, et de tous les rêves possibles avant que le temps vienne quelque peu les racornir…
…Parions que l'on retrouvera très vite cette belle équipe sur d'autres tréteaux.

… Au sortir de votre spectacle je me suis dit que je venais de voir enfin réussi cet idéal fantasmé d'un Théâtre/Danse.
Une proposition neuve, inconnue, stupéfiante car totalement simple.
Convaincante.
Oui « Quelque chose de commun…» est du Théâtre. Oui danser les mots, danser les relations, danser les situations, danser les personnages est possible.
Je ne saurais dire comment c'est possible mais votre spectacle à la force de l'évidence.

Jean-Claude Fall

Article de Hermine Mauzé sur PARIS.fr

Article de Daniel Lys sur avignon-off.com

Article du blog du Tadorne

Article de Jean Hostache sur citylocalnews.com

Les Partenaires

  • Aides Paris Jeunes Talents 2012 / 2013 : subvention
  • Théâtre des 13 Vents, Montpellier : résidence + prêt de matériel
  • Confluences, Paris : prêt de salle
  • Théâtre Ouvert, Paris : prêt de salle
  • JTN, Paris : prêt de salle
  • Spedidam : subvention
  • Théâtre Au Bout Là-Bas : sponsoring

Partenaires