À tes souhaits

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Propos

Paul et Lise.
Aujourd’hui, ils déménagent. Paul ne sait plus, il se dit que le déménagement, c’est un nouveau départ. Il veut discuter, peut-être pour la quitter, peut-être seulement parce qu’ils n’ont pas discuté depuis longtemps. Lise a peur. Avant même de savoir, elle s’enivre de chansons d’amour, dramatise, se regarde pleurer, dit adieu à ses objets, leur appartement, son odeur. Paul ne la comprend pas. Lise ne veut pas le comprendre. Lui se perd dans ses explications, elle dans ses chansons.

Lise et Paul.
Aujourd’hui, ils déménagent. Lise ne sait plus. Elle se dit que le déménagement, c’est un nouveau départ. Elle veut discuter, peut-être pour le quitter, peut-être seulement parce qu’ils n’ont pas discuté depuis longtemps. Paul a peur. Avant même de savoir, il se réfugie dans sa musique, se défoule, ne veut pas parler, dit adieu à ses objets, leur appartement, son odeur. Lise ne le comprend pas. Paul ne veut pas la comprendre. Elle se perd dans ses explications, lui dans sa musique et ses questions.

On connaît la chanson.

L'Équipe

Textes :
Écriture collective
Mise en scène :
Juliette Peytavin
Lumière/scénographie :
Yoan Claveau de Lima
Comédiens/chanteurs/danseurs :
Manon Allouch
Maxime Mikolajczak

L'Intention

Le point de départ d’À tes souhaits est une invitation de Leonardo Montecchia à participer au festival Hors-Lits, qui propose aux spectateurs des formes artistiques courtes en appartements.
Dans ce contexte est venu naturellement le choix du huis-clos amoureux, en jouant sur la symbolique forte d’un lieu intime et évocateur.
L’appartement est une photographie vivante du couple qui le façonne à son image en y créant son quotidien. C’est un décor qui vit, qui exprime de la manière la plus claire la personnalité de ses occupants.

Le spectateur est plongé au cœur de ce lieu hybride et assiste comme une entité invisible aux scènes qui s’y déroulent. Il n’y a pas de « voyeurisme » dans la démarche de mise en scène car la finalité est aussi l’adaptation sur le plateau. Le lieu appartement est le point de départ de la création car il évoque la vérité du couple.

Vient ensuite la démarche de création qui fait appel à la particularité de chaque comédien. Dans sa mise en scène, Juliette Peytavin s’applique à mettre en danger ce duo d’acteurs, les plonge dans une intimité forcée et leur fait émettre plusieurs langages. Les mots, le corps, le chant, la danse, sont autant de codes qui permettent d’atteindre l’harmonie ou le désaccord.
On s’immisce dans un binôme amoureux, mais ici les deux personnages sont volontairement interchangeables. Le propos se veut impartial, ne pas simplement parler du rapport homme-femme de manière sexuée mais s’attacher à l’individu.

Le processus de création n’est pas une supercherie visant à mettre en scène une forme d’innocence, il fait office d’expérience du réel. En sondant la personnalité de ses acteurs, Juliette Peytavin compose un mélange d’esprits. C’est le cadre qu’elle leur impose qui permet de mettre en rapport les deux personnalités. Un huis-clos sensible, mêlant le corps et la pensée, où chaque réplique, chaque geste, parait être le condensé véritable du couple. L’histoire ne semble pas tissée à l’avance mais être imposée par une situation. Elle tend vers une forme d’absurdité pour basculer dans un presque-surréalisme. La rupture dans l’échange, l’incompréhension, sont les vrais moteurs de l’impulsion dramatique et du rythme de la pièce.

«A tes souhaits» est un voyage au cœur de la vérité du couple, de ses questionnements. Etre avec qui, pourquoi ? Que pense l’autre, qu’est-ce que je pense moi ?
La démarche théâtrale est ici un abandon maîtrisé. Chacun se livre au jeu du souvenir pour faire resurgir ses propres sentiments. La mise en scène provoque la vulnérabilité des comédiens face à leur propre expérience, c’est une création de l’instant. La metteure en scène cherche la sincérité de ses comédiens, et leur offre un champ d’expression contrôlé dans lequel ils s’abandonnent.

La pièce est une lettre ouverte, une pensée, un souvenir présent de cette aventure du couple. Vivre à deux, qu’est ce que cela veut dire ?

L'Espace

Leur salon en déménagement.
Des cartons remplissent l’espace. Ce parti prit permet d’appuyer l’idée de passage, de renouveau, et permet aussi de ne pas avoir à recréer sur scène un décor pseudo-réaliste d’appartement.

Ce pourrait être aussi sur le banc où ils ont l’habitude d’aller dans le parc en bas de chez eux, ou le bar qui fait l’angle.
Tous lieux qui les enivrent de souvenirs, d’odeurs, qui constituent la mémoire de leur couple.

Une vidéo de leur vie commune inonde l’espace où ils sont.

Revue de presse

« … Le pari d’inventer de bout en bout un spectacle d’une simple complexité (ou d’une complexe simplicité, au choix) est relevé haut la main et haut les cœurs… »

BRUNO PATERNOT – Le Bruit du off

La Marseillaise du 7/07/2014
Henri Lepine

Citylocalnews.com 7/07/2014
Jean Hostache

Il existe des soirées particulières où la magie du printemps pousse l'humeur à des vertus guillerettes. À moins que…

Oui, à moins que cela ne tienne à un événement très, très spécial, un de ces moments de rencontre théâtrale où la curiosité première s'efface rapidement devant l'enthousiasme suscité par le verbe, la mise en scène de cette création collective intitulée « A tes souhaits », sans oublier la qualité du jeu des deux comédiens qui l'interprètent, Manon ALLOUCH (Lise) et Maxime MIKOLAJCZAK (Paul).

C'était en avant-première, 18h00, au Théâtre Au Bout Là-Bas, un jeudi 5 de juin.

Un homme, une femme, un couple, leurs contradictions. Tout y passe… l'amour, la haine, la joie, la rupture sans cesse renouvelée, jamais consommée.

Paul, Lise… Deux personnages parallèles dans un seul monde. Qu'ils sont beaux ces deux-là à se déchirer, à se recoudre, à fondre l'un dans l'une, à se refondre à coups de gueules, à coups de mots, leurs mots cousus bouche – les nôtres bien sur- ! Un hymne à la vie ! D'ailleurs, les êtres chers ne se rongent-ils pas les chairs ?

Hé oui ! Je t'aime, moi non plus…

La pièce est moderne, intemporelle. Pas contemporaine. Contemporain suggère une allégeance aux frivolités de la mode. Mais résolument d'actualité. Là, on touche le concret, le vrai. Un jeu de miroir qui nous renvoie à notre propre image.

La mise en scène conçue par la pétillante Juliette PEYTAVIN est solide, ancrée dans une boulimie de diversités. On glisse sans difficulté de la comédie au drame, de la tragédie à l'absurde.

Le spectateur est dedans, qui ne s'est pas trompé, convaincu d'avoir trouvé sa place. Il applaudira longtemps.

Il existe des soirées particulières où la magie du théâtre pousse l'humeur à des vertus guillerettes.

« …la Nivatyep companie réussit le tour de force de nous faire rire. Et sacrément même ! Tant les personnages sont explosifs. Là où l'on attendrait une atmosphère étouffante, le jeu d'acteur nous entraîne dans un univers délirant… »

LaProvence.com 6/07/2014
Lisa Boudon

Vidéo "Rencontre" publiée sur le site Ouvertauxpublics.fr par Laurent Bourbousson

Les Partenaires

  • Théâtre Au Bout Là-Bas, Avignon : coproduction
  • La Chapelle Gély, Montpellier : résidence
  • La salle 3, Montpellier : location de salle